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Les Maladies

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LES MALADIES POUR LESQUELLES UN VACCIN EST DISPONIBLE

 

La maladie de Carré

 

Maladie contagieuse de chien à chien due à un virus, d'évolution souvent mortelle. Ce virus est peu résistant dans le milieu extérieur; la contamination se fait souvent par contact (urine, salive etc..). Le virus pénètre par voie nasale ou oculaire.

Incubation : 3 à 7 jours; évolue en quelques semaines vers la guérison avec séquelles (tremblements musculaires, épilepsie, émail des dents détruit, pneumonie), sans séquelles ou vers la mort.

Symptômes : très variés et variables dans leur intensité : fièvre, yeux rouges qui coulent, nez idem, toux, vomissement, diarrhée, troubles nerveux.

Traitement : aucun vraiment efficace. vitamines, couverture antibiotique pour éviter les complications.

Important : la vaccination parfois dés 6 semaines mais le plus souvent autour de 7- 8 semaines d'âge. Rappel 1 mois après. Le dernier rappel doit toujours être fait après 3 mois. Rappel tous les ans ou tous les 2 ans suivant les régions sachant toutefois qu'il est préférable de vacciner tous les ans. Attention: il faut continuer à vacciner les chiens âgés.


Parvovirose ou gastro-entérite hémorragique


Maladie très contagieuse surtout dangereuse chez le chiot due à un virus très résistant dans le milieu extérieur et qui se caractérise par l'apparition de vomissements et de diarrhée souvent hémorragique.

Incubation : 3 à 4 jours; mort en 1 à 5 jours; guérison en 5 à 7 jours dans les autres cas avec des soins adaptés: nécessité absolue de consulter un vétérinaire praticien pour une prise en charge adéquate.

Symptômes : apparition brutale et chiot complètement apathique, vomissements, diarrhée d'odeur forte avec du sang, évolution très rapide, guérison rapide quand le cap fatidique est franchi.

Traitement : aucun d’efficace à 100% si ce n'est peut être aujourd'hui une amélioration du pronostic avec les interférons (molécule anti virales) qui malheureusement coûtent très cher. Antibiotique de couverture, perfusion, stopper les vomissements. Les transfusions peuvent aussi améliorer considérablement le pronostic en apportant nutriment et anticorps.

Important : la vaccination reste la seule technique valable pour éviter cette maladie très contagieuse. A partir de 5/6 semaines avec un vaccin spécial ou vers 7 à 8 semaines dans la plupart des cas. Rappel 1 mois après et éventuellement dernier rappel après l'âge de 3 mois. L'idéal est de toujours faire le dernier rappel largement après 3 mois d'âge. Puis tous les ans.

Hépatite de Rubarth


Maladie contagieuse, due à un virus résistant dans le milieu extérieur, très fréquente mais passe souvent inaperçu.

Incubation : 3 à 6 jours; symptômes: fièvre, vomissement, diarrhée, atteinte de l'œil, ganglions au niveau de la gorge...parfois mortelle surtout chez le chiot.

Traitement : aucun de vraiment efficace.

Important : la vaccination reste la méthode de choix. Souvent couplée à la maladie de Carré donc même protocole. Cf maladie de Carré.

 

Toux de chenil


Maladie contagieuse souvent initiée par un virus puis compliquée d'une surinfection des voies aériennes supérieures par des bactéries le plus souvent des « bordetelles ». Cette affection se retrouve souvent dans les lieux où sont  rassemblés plusieurs chiens ou dans des locaux où la ventilation est défectueuse.

Incubation : variable; symptômes: fièvre, trachéite, bronchite, voire pneumonie. Écoulement plus ou moins purulent au niveau du nez, toux parfois très importante.

Traitement : sur le ou les virus initiateur, aucun. Sur les germes de surinfection, traitement antibiotique à visée respiratoire. Il est également possible d'administrer les antibiotiques et autres produits par inhalation à l'aide d'un diffuseur spécial : l'animal est placé dans une cage, l'inhalateur à l'extérieur de la cage et le tout recouvert d'une épaisse couverture. Il est classique d'effectuer des séances d'une heure par jour sur une durée variable en fonction de l'évolution des symptômes.

La guérison peut prendre plusieurs semaines et l'animal rester fragile pendant de nombreuses années.

Important : il existe un vaccin spécial toux de chenil réalisé vers 7 semaines d'âge dans les milieux à risque: rappel 1 mois après puis tous les ans. En cas d'apparition de symptômes évoquant la toux de chenil nous vous conseillons de consulter rapidement un vétérinaire praticien afin d'éviter une pneumonie sévère en l'absence de traitement.

 

Piroplasmose

 

Maladie parasitaire due à un parasite qui s'appelle le piroplasme. Ressemble beaucoup au paludisme chez l'homme.

Le piroplasme est transmis au chien par la morsure d'une tique. L'incubation de cette maladie est de quelques jours. Le piroplasme se multiplie dans les globules rouges et les fait éclater.

Dans sa forme classique le chien est brutalement abattu, fiévreux, et présente souvent des urines colorées brun, rouille voire rouge sang. Le décès intervient dans les jours qui suivent le plus souvent par blocage des reins ou destruction massive des globules rouges.
Il existe de nombreuses formes atypiques qui rendent le diagnostic difficile.

Traitement : imidocard   4mg/kg de poids vif. Nécessité absolue de consulter un vétérinaire praticien qui évaluera les dégâts (reins surtout) et adaptera le traitement en conséquence. Une transfusion pourra être nécessaire.  Une piroplasmose traitée précocement guérit en général correctement sans séquelles notables.

Il existe un vaccin  contre cette redoutable maladie: première injection vers 5-6 mois d'âge, rappel un mois après puis tous les ans. La vaccination si elle hautement recommandée dans les régions à risque n'est pas une garantie absolue. Il est donc nécessaire dans les zones à risques de continuer à protéger le chien en le traitant systématiquement et régulièrement avec des produits anti tiques. Votre vétérinaire sera à même de vous conseiller pour choisir, dans votre contexte, les meilleures options.

 

Maladie de Lyme

 

Maladie contagieuse, transmissible à l'homme, due à une bactérie. Bien que la transmission directe de chien à chien soit possible elle est le plus souvent transmise via une morsure de tique.

Incubation : parfois plusieurs mois.

Symptômes : fièvre, fatigue, perte d'appétit, articulations parfois chaudes et gonflées.

Traitement : antibiotique type doxycycline pendant 20 jours.

Il existe en France désormais un vaccin. Ne pas oubliez toutefois de limiter les tiques: traitement systématique des chiens.

 

La rage

 

Gravissime  maladie virale transmissible à l'homme par morsure, griffure ou léchage d'une plaie.

Incubation : très variable. Le plus souvent forme nerveuse: modification du comportement, paralysie .... Mort en une semaine le plus souvent après le début d'apparition des symptômes nerveux.

Les cas de rage en France sont des cas importés, les tout derniers en provenance du Maroc. N'importez pas illégalement des animaux des pays étrangers, faites vacciner et identifier vos animaux avant de partir dans un pays à risque : renseignez vous auprès de votre vétérinaire traitant. La rage en France reste une maladie, heureusement rare mais toujours mortelle, une fois les symptômes déclarés !!!!

Vaccination : pratiquée en une seule fois après l'âge de trois mois, rappel tous les ans impératif. Cette vaccination est fortement conseillée sur l'ensemble du territoire français. La vaccination n'est administrativement valable que si le chien est correctement identifié (identification des chiens obligatoire depuis 1999, donc tout chien né après cette date doit être de tout manière identifié)

 

Leptospirose

 

Grave maladie due à la multiplication dans l'organisme de leptospires, transmissibles à l'homme, contamination par l'eau  ou les morsures de rongeurs,

Incubation : quelques jours;

Symptômes : atteinte du cœur, des reins, du cerveau parfois de l'œil, en fin d'évolution apparition d'une couleur jaune orangée de l'œil, de la bouche et de la peau. Mort plus ou moins rapide.

Traitement : difficile; pénicilline G 50000 UI/kg de poids vif 3 fois par jour pendant 10 jours. Pronostic toujours réservé.

Vaccination : fortement conseillée. 2 injections à un mois d'intervalle à partir de 8 semaines d'âge puis rappel tous les 6 mois pour une protection efficace et les chiens à risques (chasseurs...). Même si en pratique beaucoup ne font que les rappels annuels

 

 

 

 

AUTRES MALADIES OU AFFECTIONS FREQUENTES

 

Allergie à la piqure de puces

 

Affection très fréquente qui se traduit par une réaction allergique à la piqure des puces.

En pratique sur les animaux sensibilisés quelques puces suffisent pour relancer le phénomène : démangeaison importante surtout sur la base du dos et le cou, chute des poils par plaques voire apparitions de plaies de surinfection. L'évolution est rapide. Il est important dans ces conditions de se débarrasser des puces aussi rapidement que possible. Et de traiter l'infection si elle existe déjà. Voir traitement anti parasitaire.

 

Vomissements et/ou diarrhée

 

Affection très fréquente. Il faut distinguer les vomissements et/ou diarrhée où l'animal est abattu qui nécessite une consultation vétérinaire des mêmes symptômes sur un animal visiblement en pleine forme.

Dans ce second cas, d'abord mettre l'animal à jeun pendant 24 heures, le vermifuger avec un produit réputé efficace et sûr, si cela n'a pas été fait depuis longtemps et attendre 1 ou 2 jours. Bien entendu si l'animal se met à ne pas aller bien consulter votre vétérinaire. Attention chez le chiot à l'évolution parfois rapide de ce genre de problèmes: il est plus prudent dans ce cas de consulter surtout si votre chiot n'est pas correctement vacciné.

Maladies transmises par les tiques

Cf. piroplasmose et maladie de Lyme

Autre maladie : l'ehrlichiose. Maladie infectieuse transmise par les tiques se traduit essentiellement par une perte d'appétit avec amaigrissement, fièvre, saignement de nez, voire sang dans les urines.

Traitement : doxycycline pendant 1 mois.

 

Insuffisance rénale (urémie)

 

Affection très fréquente surtout sur les chiens âgés et qui entraine souvent le décès par blocage des reins. L'urémie qui mesure le taux d'urée dans le sang, normalement éliminée par les reins s'accumule dans l'organisme. Cette augmentation signe le moindre fonctionnement des reins et nécessite quand la situation n'est pas trop désespérée de mettre le chien sous perfusion, d'adapter l'alimentation et de donner des traitements qui visent à faciliter le travail des reins. Cette thérapeutique fonctionne d'autant mieux qu'elle est mis en œuvre précocement, n'attendez pas pour réagir.

Insuffisance cardiaque

Affection très fréquente sur un chien qui prend de l'âge et qui se traduit par un mauvais fonctionnement du cœur : chien qui tousse la nuit, essoufflé à l'effort, qui digère mal ou qui présente le bout des pattes gonflées.  Nécessité d'un bilan cardiaque complet par votre vétérinaire indispensable.

 

Cystite

 

Affection très fréquente surtout chez la chienne. L'animal urine très souvent en petite quantité avec parfois du sang dans les urines.

Le traitement dépend de l'origine de la cystite et fait le plus souvent appel à des traitements antibiotiques qui doivent être distribués au moins 10 jours. Une cystite récidivante nécessite de rechercher la cause (tumeurs, malformations, calculs urinaires, vaginite, infection de l'utérus, etc...)

 

Otite

 

La présence de poils sur la face interne de l'oreille crée un milieu clos qui favorise le développement des bactéries, particulièrement chez les chiens à oreilles tombantes.

Ces poils permettent également aux épillets de certaines graminées de remonter jusqu'à l'intérieur du conduit auditif; s'ils atteignent le tympan ils peuvent le percer.

Pour prévenir ces désordres, une bonne hygiène est indispensable :

Maintenir les poils du pavillon de l'oreille propres, épiler les poils qui se trouvent à l'entrée du conduit auditif. Ne jamais nettoyer le conduit proprement dit, car le coton-tige ne ferait que de tasser un peu plus le cérumen.

Mettre régulièrement de l'acide borique dans le conduit, ce qui limite les fermentations.

En voiture ne pas permettre au chien de passer la tête par la fenêtre.

Après chaque baignade, bien essuyer l'intérieur des oreilles avec une serviette.

Attention : en se grattant et en secouant sa tête votre chien peut faire éclater un vaisseau du pavillon de l'oreille, ce qui crée un othématome qui nécessitera une intervention chirurgicale.

 

Uvéite

 

Les yeux du chien sont souvent soumis à rude épreuve, du fait de l'activité même du chien : piqures de ronces, chocs, irritation mécanique, grattage, bagarres ...

L'œil est un organe fragile, et il faut régulièrement s'assurer qu'il est en bon état.

Vérifier la couleur du blanc de l'œil : à l'état normal on voit de fins vaisseaux rouges qui serpentent sur la conjonctive qui est blanche, parfois, surtout chez les chiens âgés, on peut voir des taches de couleur marron. Si, par contre, la conjonctive est rouge et que les vaisseaux sont très visibles, il faut rapidement consulter un vétérinaire.

Vérifier que le chien ouvre correctement l'œil : parfois la gêne ressentie par l'animal l'oblige à fermer l'œil, qui est souvent, dans ce cas larmoyant. Là encore il faut consulter rapidement un vétérinaire.

Enfin évidement, en cas de blessure il faut rapidement faire examiner l'animal.

Il faut savoir que les traumatismes à l'œil ont souvent un aspect impressionnant, mais que traités rapidement et correctement, ils guérissent très bien. En cas de problème oculaire, il est très important d'agir vite.

Vers

Les vers du chien sont généralement classés en 2 catégories :

- les vers ronds qui sont essentiellement des ascaris

- des vers plats, qui sont essentiellement des ténias.

Les ascaris sont présents chez 90% des chiots, qui sont contaminés par leur mère soit au cours de la gestation soit au cours de l'allaitement, et qui peuvent également se contaminer par le milieu extérieur. Chez le chiot, les symptômes sont le gonflement du ventre, des diarrhées, des vomissements, des retards de croissance. Parfois ce type d'infestation est mortelle.

Les ascaris peuvent également se transmettre à l'homme, surtout aux enfants qui sont plus réceptifs et aussi plus exposés (jeux avec les chiens, habitude de sucer les doigts même quand ils sont sales...). Chez l'enfant, l'ascaris provoque des troubles qui peuvent être graves (troubles de la vue). Il est important de respecter les bacs à sable réservés aux enfants et de veiller à ce que son chien ne fasse pas ses besoins dedans.

Les ténias sont moins dangereux, mais également très fréquents. Le chien se contamine en ingérant des puces. Les symptômes sont une démangeaison au niveau de l'anus avec engorgement des glandes anales : le chien cherche à se frotter l'arrière train sur le sol. Parfois on retrouve des anneaux de ténias collés aux poils ou sur la couche du chien; ces anneaux ont l'aspect d'un grain de riz séché.

Dans tous les cas, il est impératif de vermifuger correctement son chien, tous les mois pour le chiot (jusqu'à 6 mois) puis 2 fois par an pour les adultes, si possible pendant les chaleurs pour les femelles.

Les vers du chien sont généralement classés en 2 catégories :

- les vers ronds qui sont essentiellement des ascaris

- des vers plats, qui sont essentiellement des ténias.

Les ascaris sont présents chez 90% des chiots, qui sont contaminés par leur mère soit au cours de la gestation soit au cours de l'allaitement, et qui peuvent également se contaminer par le milieu extérieur. Chez le chiot, les symptômes sont le gonflement du ventre, des diarrhées, des vomissements, des retards de croissance. Parfois ce type d'infestation est mortelle.

Les ascaris peuvent également se transmettre à l'homme, surtout aux enfants qui sont plus réceptifs et aussi plus exposés (jeux avec les chiens, habitude de sucer les doigts même quand ils sont sales...). Chez l'enfant, l'ascaris provoque des troubles qui peuvent être graves (troubles de la vue). Il est important de respecter les bacs à sable réservés aux enfants et de veiller à ce que son chien ne fasse pas ses besoins dedans.

Les ténias sont moins dangereux, mais également très fréquents. Le chien se contamine en ingérant des puces. Les symptômes sont une démangeaison au niveau de l'anus avec engorgement des glandes anales : le chien cherche à se frotter l'arrière train sur le sol. Parfois on retrouve des anneaux de ténias collés aux poils ou sur la couche du chien; ces anneaux ont l'aspect d'un grain de riz séché.

Dans tous les cas, il est impératif de vermifuger correctement son chien, tous les mois pour le chiot (jusqu'à 6 mois) puis 2 fois par an pour les adultes, si possible pendant les chaleurs pour les femelles.

 

Kératite

 

La kératite est une atteinte de la cornée (partie transparente de l'œil). La cornée est soumise à rude épreuve, du fait de l'activité même du chien : piqures de ronces, chocs, irritation mécanique, grattage, bagarres ...

En cas de blessure, même légère, la cornée devient bleutée et les paupières restent fermées sur l'œil. De plus, généralement, les vaisseaux rouges qui serpentent sur la conjonctive (la partie blanche) sont épaissis et la conjonctive apparaît rose au lieu d'être blanche. Dans un pareil cas, il faut rapidement consulter un vétérinaire. N'essayez pas de traiter vous même avec un collyre acheté en pharmacie. En effet, les anti-inflammatoires stéroïdiens présents dans de nombreux collyres, empêcheraient toute cicatrisation et conduiraient à un ulcère de la cornée.

Ne réutilisez pas un ancien collyre, leur durée d'efficacité après ouverture ne dépasse pas 15 jours.

Il faut savoir que les lésions à l'œil ont souvent un aspect impressionnant, mais que traités rapidement et correctement, elles guérissent très bien. En cas de problème oculaire, il est très important d'agir vite.

Il existe également la kératite chronique superficielle que l'on rencontre chez le Berger Allemand, et qui se traduit par une pigmentation de couleur marron de la cornée. Le traitement dans ce cas visera à la stabilisation des lésions et devra être poursuivi toute la vie de l'animal.

 

Epilepsie

 

L'épilepsie est une maladie qui entraîne, comme chez l'homme, un certain nombre de manifestations neurologiques : convulsion, perte de conscience, désordres neuro-végétatifs (salivation, miction, défécation).

Le diagnostic d'épilepsie est difficile à poser. De nombreuses autres causes notamment des troubles du métabolisme, des atteintes du cerveau (traumatisme, tumeur) peuvent entraîner des symptômes similaires.

Il est donc généralement nécessaire de procéder à des examens complémentaires (analyses de sang, radiographie du crâne...).

Une fois le diagnostic établi avec certitude, le traitement comprend deux volets :

Traitement de fond à base de neuroleptiques, dont la posologie sera progressivement adaptée,

Traitement des crises, généralement valium en intra-rectal

Les crises d'épilepsie, quand elles se répètent, ne peuvent que s'aggraver.

Il faut donc être attentif aux circonstances qui provoquent les crises (excitation, chaleur, irritation...), de façon à pouvoir les éviter.

 

Diabète

 

Le diabète sucré du chien est une affection qui apparaît progressivement avec l'âge. Il s'agit donc d'un diabète sénile, dû à la diminution de la sécrétion de l'insuline par le pancréas.

Il est différent du diabète juvénile de l'être humain, qui est dû à la destruction massive des cellules qui produisent l'insuline et qui apparaît de ce fait précocement et brutalement.

Il existe des facteurs favorisants, tels que la race (les petites races sont plus souvent atteintes) et surtout le mode de vie (l'embonpoint est certainement la cause majeure).

Les symptômes de la maladie sont une augmentation de la consommation d'eau avec parallèlement une augmentation de la diurèse : le chien diabétique boit beaucoup et urine en abondance. Par la suite, d'autres symptômes peuvent apparaître, comme l'opacification du cristallin. Si aucun traitement n'est instauré, le chien dépérit ensuite assez rapidement.

Même si l'on ne peut pas le guérir, un diabète pris à son début peut se soigner. Il est donc très important de le détecter précocement; le premier signe qui est l'augmentation de la consommation d'eau, doit être pris au sérieux et nécessite une consultation rapide.

Au niveau de la prévention, il est indispensable de veiller à ce son chien "garde la ligne".

On évitera de donner des gâteries en dehors du repas quotidien, surtout du sucre.

 

Tumeur mammaire

 

A partir de l'âge de 5 ans il faut surveiller régulièrement les mamelles d'une chienne.

Au moment des chaleurs et un mois après, on y recherche la présence de tumeurs débutantes. Ces tumeurs se présentent sous la forme d'un nodule allant de la taille d'une bille à la taille d'un œuf; à la palpation la tumeur est plus dure que la mamelle elle-même, et sa consistance semble irrégulière (on sent des creux et des bosses). Au moment des chaleurs les cellules cancéreuses de la tumeur ont généralement tendance à se multiplier plus rapidement, c'est donc souvent lors de ces poussées que l'on commence à les sentir.

Il est nécessaire alors de consulter un vétérinaire.

Diagnostiquée et traitée précocement, une tumeur a peu de risque d'avoir entraîné des métastases. Il est donc très important que le propriétaire la découvre rapidement grâce à la palpation.

 

Boiterie

 

Le chien se comporte souvent comme un athlète de bon niveau : saut d'obstacles, courses de fond, accélérations brutales.

Ses articulations sont soumises à rude épreuve, sans qu'il y ait toujours d'échauffement préalable. Deux types d'accidents sont malheureusement fréquents : l'ostéochondrite disséquante et la rupture du ligament croisé.

L'ostéochondrite disséquante survient généralement chez les jeunes chiens de grande taille. Elle est due à la rupture d'un petit morceau de cartilage articulaire à l'occasion d'un choc (réception après un saut d'obstacle). Ce petit morceau de cartilage va persister dans l'articulation et entraînera une boiterie. Pour prévenir ce genre d'accident on interdira aux chiens de grande race, tout saut d'obstacle jusqu'à l'âge de 2 ans.

La rupture du ligament croisé concerne toutes les races et tous les âges. Elle est due à la rupture d'un des ligaments du genou, consécutive à une torsion du genou : par exemple le chien se tord la patte en marchant dans un trou de mulot. Ce genre d'accident peut arriver à tout moment, mais avec une fréquence plus grande en tout début d'exercice, quand le chien n'est pas encore échauffé, ou alors en fin de journée, quand le chien est fatigué et que son tonus musculaire et ses réactions sont plus faibles. On veillera donc à ce que le chien s'échauffe progressivement avant de produire des efforts intenses. Après un effort soutenu on surveillera ses réactions et en cas de manifestations de fatigue on arrêtera de le faire courir, spécialement sur terrain inégal.

 

Intoxication

 

De nombreux produits peuvent être la cause d'intoxication :

Les produits raticides que le chien peut ingérer directement (quand il les trouve par terre), ou bien par l'intermédiaire des souris mortes ou affaiblies, qu'il peut facilement capturer.

Les produits contre les fourmis avec lesquels le chien peut s'intoxiquer, en léchant la boîte placée sur le chemin des fourmis.

L'antigel pour moteur, les plaquettes pour allumer les barbecues contiennent de l'éthylène glycol et du méthaldéide dont le goût sucré plaît beaucoup au chien.

Certains colliers antiparasitaires peuvent provoquer des intoxications si le chien arrive à l'enlever et à le mordiller.

D'autres produits, spécialement conçus pour éliminer les renards (appâts à la strychnine), sont particulièrement dangereux si le chien les trouve.

Faire très attention quand on veut procéder à l'élimination des nuisibles : toujours disposer les produits dans un endroit où le chien ne peut pas avoir accès. Pendant la période de traitement surveiller le chien lors de ses sorties.

 En cas de suspicion (convulsions, problèmes respiratoires, affaiblissement) consulter en urgence un vétérinaire.

 

Jaunisse

 

La jaunisse que l'on appelle aussi ictère, est une coloration jaune des muqueuses. Elle peut s'apprécier au niveau du blanc de l'œil ou au niveau de la muqueuse buccale.

Chez le chien, cet ictère est généralement du à une destruction massive des globules rouges, que le foie est incapable de retraiter. Dans d'autres cas, c'est le foie qui en cause.

Les causes principales de l'ictère sont la Leptospirose et la Piroplasmose.

En cas d'ictère, toujours consulter rapidement votre vétérinaire.

 


LA FIEVRE

La température corporelle d’un chien est entre 38,5 C et 39 C. L’activité et les
variations de la température ambiante peuvent déterminer des variations d’un degré
chez le chien. Il est recommande de procéder
à la prise de la température au repos
et de préférence le matin, celle-ci étant supérieure d’un demi-degré le soir.
Il convient de s’inquiéter quand la température excède 39,5 C (hyperthermie)
La fièvre (ou syndrome fébrile) se définit comme la conjonction d’une hyperthermie et de signes généraux (abattement, anorexie).

Que faire si le chien présente une température anormale

• répéter la mesure au calme et après un temps de repos de 30 minutes,
• rechercher la présence d’autres signes,
• consulter si l’élévation de température est confirmée par plusieurs relevés et / ou si d’autres signes anormaux sont observés.

 

 


 

GENERALITES

Les différents types de maladies

 

Ces renseignements ne sauraient remplacer les conseils d'un vétérinaire qui reste le mieux placé lors d'une consultation pour poser un diagnostic, établir un traitement et au besoin définir un pronostic.

 

LES MALADIES CARDIAQUES ET VASCULAIRES

Les maladies cardiaques - cardiopathie - et des vaisseaux qui représentent chez l’homme la principale cause de mortalité, n’arrivent qu’en troisième position chez le chien. Il est vrai que l’athérosclérose et l’hypertension artérielle sont peu fréquentes dans l’espèce canine, Toutefois, le cœur entretient d’étroites relations avec l’ensemble de l’organisme et ses dysfonctionnements ont des effets marqués sur des organes comme le foie le rein le cerveau et les poumons.

Le saviez-vous ?

 Le cœur, doté d’une autonomie fonctionnelle et d’une remarquable faculté d’adaptation, est capable de fonctionner au repos comme à l’effort, grâce à des contrôles nerveux particulièrement efficaces. La fréquence cardiaque au repos est d’autant plus élevée que le cœur est petit, et le cœur des chiens de grande taille est toujours plus lent que celui des petits chiens.

 

L’insuffisance cardiaque : Quand rien ne va plus

 

Le Fonctionnement de l’appareil circulatoire est l’objet d’une régulation subtile, Les mécanismes compensateurs étant capables de pallier longtemps les dysfonctionnements cardiaques, les cardiopathies restent occultes jusqu’au moment où l’organisme décompense l’insuffisance cardiaque se manifeste alors.

Lorsque la perfusion tissulaire (c’est-à-dire la distribution du sang dans les tissus) se trouve menacée, l’organisme se mobilise pour préserver la circulation dans les organes prioritaires que sont le cerveau, le foie et le rein pour compenser la baisse de débit, le cœur se contracte davantage, ses parois s’hypertrophient et ses cavités se dilatent. Ces adaptations, qui améliorent la perfusion tissulaire, augmentent le travail cardiaque. La décompensation survient plus ou moins rapidement. Le débit n’est plus maintenu, et les tissus subissent une privation d’oxygène. L’insuffisance circulatoire apparait. Les territoires en amont (les poumons lors d’insuffisance cardiaque gauche, la circulation veineuse lors d’insuffisance cardiaque droite) souffrent de stase sanguine à l’origine d’œdèmes. Les territoires d’aval subissent une baisse de débit. À terme, l’insuffisance circulatoire devient globale.

L’insuffisance cardiaque est chronique et progressive lors de cardiopathie congénitale ou de maladie valvulaire dégénérative. Elle peut être aigué et brutale en cas d’oblitération d’un vaisseau par un caillot sanguin ou d’épanchement péricardique massif Le débit chute brutalement, et le chien tombe en état de choc.

 

Les maladies cardiaques

 

Les cardiopathies congénitales malformations cardiaques présentes dès la naissance - concerneraient moins de 1 % des chiens, mais représentent 10 % des maladies cardiaques.

Les atteintes valvulaires sont une des principales causes de maladie cardiaque chez le chien. L’endocardiose valvulaire mitrale touche 6 chiens sur 10 après l’âge de 7 ans. La cardiomyopathie dilatée, d’origine probablement génétique, frappe les chiens de grande race. Les autres affections cardiaques sont plus rares.

 

LES SIGNAUX D’ALARME

 

• Fatigabilité, intolérance l’effort
• Dilatation abdominale
• Amaigrissement
• Essoufflement (dyspnée)
• Toux
• Syncope

 

LES MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

 

Les mouvements de l’air sont intimement liés à la vie. L’appareil respiratoire a pour principale fonction d’assurer l’apport en oxygène et te rejet du gaz carbonique. Or, ouvert sur l’extérieur, il est particulièrement menacé par des agents irritants ou pathogènes.

 

De quoi s’agit-il ?

 

L’appareil respiratoire peut être touché par différents types de maladies parmi lesquels prédominent largement les infections, bactériennes, virales ou parasitaires. La protection que le revêtement cellulaire de l’appareil respiratoire assure se trouve alors rapidement compromise.

Les maladies atteignent différents étages les cavités nasales (rhinites), le larynx, la trachée et les grosses bronches, mais aussi l’appareil respiratoire profond qui comprend les petites bronches et le tissu pulmonaire.

Attention les fonctions circulatoires et respiratoires sont intimement liées. Les embolies pulmonaires et les augmentations de pression, génératrices d’œdème pulmonaire, en sont des exemples. Ces relations expliquent également que certaines maladies cardiaques s’expriment en premier lieu par des symptômes respiratoires, comme la toux.

 

LES SIGNAUX D’ALARMES

 

Cavités nasales
• Eternuements
• Jetage
• Epistaxis
• Ronflements
• Difficultés respiratoires
• Reniflements
• Déformation

Trachée, grosses bronches
• Toux forte, quinteuse
• Difficultés respiratoires
• Sifflements
• Intolérance à l’effort

Larynx
• Intolérance à l’effort
• Ronflements
• Toux, déclenchée à la déglutition
• Difficultés respiratoires
• Modification de la voix
• Détresse respiratoire
• Etouffement
• Cyanose
• Syncope

Appareil respiratoire profond
(poumons, petites bronches, plèvre)
• Toux petite, discrète
• Difficultés respiratoires
• Expectoration mousseuse
• Atteinte marquée de l’état général
• Détresse respiratoire

 

LA TOUX DU CHENIL

Également appelée trachéobronchite infectieuse, la toux de chenil doit son non à sa contagiosité qui en fait une maladie de collectivités Elle peut survenir ai un séjour en pension ou un passage en exposition canine. Cette maladie est ô une association d’agents pathogènes viraux et bactériens. Parmi les signes cliniques ceux d’une atteinte de la trachée et des grosses bronches — domine la toux qui apparaît forte, quinteuse et productive. Une atteinte oculaire et nasale y est parfois associée. L’état général n’est pas altéré sauf dons de roi complications de pneumonie. La vaccination assure la protection des sujets exposés et peut se pratiquer de façon rapidement efficace par voie intra nasale.

 

 

LES MALADIES DU SANG ET DES ORGANES LYMPHATIQUES

 

L’Hématologie, discipline souvent négligée, permet l’étude du sang et de ses maladies, Elle est un moyen diagnostique dans de nombreuses maladies dont le sang, indispensable à la vie et largement impliqué dans la défense immunitaire et la lutte contre les infections, porte les stigmates.

Les maladies du sang

Les maladies du sang se traduisent essentiellement par des variations quantitatives des différentes lignées cellulaires. Le suffixe « -pénie » indique les diminutions (ex. neutropénie), et le suffixe « -philie » les augmentations (ex. neutrophilie). Les anémies se définissent comme une diminution de la concentration en hémoglobine. Les variations qualitatives fonctionnelles, plus rares, sont attribuées à des maladies héréditaires.

Très schématiquement, les cellules du sang peuvent souffrir d’un défaut de production (anomalie de la moelle osseuse, maladies les plus graves) ou de pertes ou de destructions. Les phénomènes immunitaires, les atteintes parasitaires et les proliférations tumorales en sont les plus fréquemment responsables. Toxiques ou médicaments peuvent aussi être incriminés.

Par ailleurs, le sang réagit face à une maladie, ses modifications constituant des signes d’appel ou des éléments diagnostiques dans de nombreux phénomènes pathologiques. C’est pourquoi la numération et la formule sanguine aident au diagnostic.

Les troubles de l’hémostase sont liés à des anomalies soit des plaquettes, soit de la coagulation plasmatique. L’intoxication par les raticides anticoagulants est la principale cause de trouble de la coagulation chez le chien. La coagulation intra vasculaire disséminée (CIVD) correspond à un emballement du système de coagulation ; elle débute par la formation de micro caillots dans de nombreux tissus suivie d’une phase hémorragique. La CIVD est souvent associée chez je chien à des rumeurs et participe à l’expression clinique de très nombreuses maladies.

 

LES SIGNAUX D’ALARME


Muqueuses pâtes
• Hémorragies cutanées (hématomes, purpura pétéchies)
• Saignements internes ou externes
• Fièvre
• Essoufflement
• Fatigabilité, anorexie
• Hypertrophie des nœuds Lymphatiques du foie et de la rate

 

 

Les maladies des organes Lymphatiques

 

Les organes lymphatiques sont avant tout des « sentinelles » du système immunitaire. Ils réagissent à la moindre intrusion et sont le siège d’une intense activité immunologique. La rate intervient Fortement dans l’épuration du sang et la régulation du volume sanguin. Elle change de taille dans de très nombreuses circonstances banales ou pathologiques. Les maladies des organes lymphatiques sont associées à des phénomènes inflammatoires ou à une infiltration tumorale, La tuméfaction est pratiquement la seule modalité d’expression clinique, et seule l’étude cytologique permet le diagnostic.

Les nœuds lymphatiques, situés à l’intersection de plusieurs vaisseaux lymphatiques, s’hypertrophient en réponse à une stimulation immunitaire quelconque dans une région anatomique donnée. Ce phénomène est banal. Dans les tumeurs (lymphomes), l’hypertrophie est rapidement généralisée. C’est aussi le cas de la leishmaniose. Cette maladie, due à un parasite des cellules phagocytaires mono- nucléées (monocytes, macrophages), a une expression clinique très protéiforme. L’analyse cytologique du suc ganglionnaire montre la présence de parasites.

Une hypertrophie des nœuds lymphatiques superficiels (adénomégalie) est palpable voire visible. L’hypertrophie des nœuds lymphatiques internes reste souvent occulte et n’est identifiée que par imagerie médicale (radiographie, échographie).

 

LES MALADIES DE L’APPAREIL URINAIRE

 

Le rein est une formidable usine d’épuration qui veille à l’équilibre du milieu intérieur et protège l’organisme d’une intoxication par ses propres déchets Son fonctionnement est intimement lié à celui du bas appareil urinaire chargé d’éliminer l’urine produite. Les maladies du rein et celles du bas appareil urinaire (vessie et urètre] répondent à des causes distinctes et s’expriment différemment. L’urologie et la néphrologie se penchent sur ces organes singuliers pourtant indissociables.

 

Les signes des maladies de l’appareil urinaire

 

Les atteintes rénales provoquent des symptômes généraux révélant le déséquilibre du milieu intérieur, en particulier la rétention des déchets azotés qui se révèlent toxiques. Les maladies du bas appareil urinaire se limitent essentiellement à des troubles de la miction.

 

Insuffisance rénale et maladies rénales

 

L’incapacité de fonctionnement du rein est qualifiée d’insuffisance rénale. Au début d’une lésion rénale (néphropathie), les néphrons (cellules filtrant le plasma et fabriquant l’urine) sains travaillent davantage pour compenser. Les signes cliniques ne s’observent que lorsque les trois quarts des néphrons des deux reins sont atteints. Les modifications des urines, décelables plus réa, permettent un diagnostic plus précoce.

Une atteinte rénale peut évoluer initialement de façon occulte. C’est pourquoi l’insuffisance rénale chronique constitue le terme évolutif de nombreuses maladies et se révèle tardivement chez des chiens âgés.

À l’opposé, une insuffisance rénale peut apparaître sans lésion rénale, par exemple lorsque la circulation sanguine dans le rein est défectueuse.

 

LES SIGNAUX D’ALARMES DES MALADIES RÉNALES


Observés par Le maître
• Modification de la production d’urine augmentation (polyurie), diminution
(oligurie, anurie) e Signes digestifs • Amaigrissement, fatigue. Perte d’appétit
• Troubles nerveux


Repérés à l’examen clinique
• Lésions oculaires • Déshydratation • Œdèmes

Révélés par des examens complémentaires
• Anémie • Hypertension artérielle • Anomalies sanguines • Urines diluées
• Protéines dans Les urines • Modification de la taille et de l’aspect du rein

 

L’INSUFFISSANCE RENALE CHRONIQUE

L’insuffisance rénale chronique résulte d’une altération progressive et irréversible des cellules rénales. Elle est l’aboutissement possible de la plupart des maladies rénales. Des maladies héréditaires, des agents infectieux comme la leptospirose, l’exposition à des toxiques, des troubles circulatoires sont autant de facteurs déclenchants. Aussi est-elle plutôt une maladie du chien âgé, qui résulte des multiples agressions subies par le rein au cours de la vie. Chez le jeune, elle résulte de maladies rénales congénitales. En raison des mécanismes compensateurs, ses signes cliniques sont tardifs des examens urinaires et sanguins confirment l’atteinte et évaluent ses répercussions. Chez le chien, la thérapeutique, uniquement palliative, vise à minimiser les conséquences de la perte de fonction rénale et a ralentir l’évolution de la maladie. Les mesures diététiques sont essentielles. Le traitement permet d’amender certain symptômes (anti-vomitif par exemple) et de limiter les complications (traitement anti-hypertenseur). Lors des phases de décompensation des perfusions intra-veineuses rétablissent l’équilibre du milieu intérieur et aident a l’élimination des déchets.

 

LES SIGNAUX D’ALARME DES MALADIES DU BAS APPAREIL URINAIRE

 

Observés parte maître
• Mictions répétées en petite quantité: pollakiurie
• Mictions difficiles dysurie
• Urines troubles, hémorragiques, malodorantes
• Mictions involontaires: incontinence
• Rétention d’urine: anurie excrétrice

 

Repérés à l’examen clinique
Grosse vessie (globe vésical), vessie indurée, palpation douloureuse palpation anormale de la prostate

 

Révélés par des examens complémentaires
• Eléments anormaux dans les urines r cellules inflammatoires, germes, cristaux
• Aspect de la vessie, évaluation de l’ensemble de L’appareil urinaire
• Anomalies de position et de conformation des organes

 

LES MALADIES DE L’APPAREIL GÉNITAL


L’appareil génital du chien évolue pendant sa vie et selon son statut reproducteur. Son fonctionnement est assujetti à la fonction endocrinienne sexuelle dont il est un des acteurs principaux. La physiologie sexuelle de la chienne, tout à fait particulière, explique la diversité de sa pathologie génitale. Le vieillissement affecte fortement l’appareil génital, compromettant souvent La santé du chien sénior.

 

De quoi s’agit-il ?

Outre les maladies de l’appareil génital, certaines affections ne le concernant pas directement - comme les maladies endocriniennes - peuvent avoir des répercussions sur la fonction reproductrice.

 

La pathologie du jeune âge

 

Certaines malformations sans répercussion sur la santé de l’individu constituent une entrave à la saillie, tels les rétrécissements de la vulve ou les anomalies de développement du vagin. Ces malformations, tout comme la persistance de l’hymen, prédisposent la chienne aux infections du vagin.

L’ectopie testiculaire, qui n’a de gravité que pour l’avenir reproducteur, est inscrite sur la liste des vices rédhibitoires et peut donner lieu à une action légale sous réserve que le chien ait plus de 6 mois.

Le phimosis, réduction de taille de l’orifice préputial, est une cause de paraphimosis. Il peut, s’il est important, gêner l’évacuation de l’urine.

 

L’infertilité et les troubles de la gestation

 

Phénomène complexe aux causes généralement hormonales, génitales et psychogènes, l’infertilité est souvent d’origine génétique, et certaines races sont reconnues peu fertiles.

Les avortements spontanés passent fréquemment inaperçus et n’ont parfois d’autre signe qu’une infertilité apparente. Les causes en sont surtout infectieuses et toxiques, plus rarement hormonales, génériques ou traumatiques. À noter que l’avortement peut être partiel et aboutir à l’expulsion de quelques fœtus, les autres chiots arrivant à terme.

Un problème hormonal (insuffisance lutéale) ou des infections chroniques (herpèsvirose, brucellose) provoquent des avortements à répétition. La pathologie utérine pendant et après la gestation est dominée par les hémorragies et les infections.

 

La pathologie du chien âgé

 

Le chien âgé est sans doute le plus touché par les maladies génitales.

La pathologie fonctionnelle, dont une maladie endocrinienne peut être la cause, s’illustre par une baisse de fertilité des troubles de la libido.

Rarement observées avant 7 ans, les tumeurs sont ensuite relativement fréquentes.
Les affections infectieuses et dégénératives se multiplient avec l’âge. L’hyperplasie glandulo-kystique de l’utérus prédisposant aux infections e rencontre plus souvent chez la chienne âgée. Les métrorragies, pertes vulvaires hémorragiques, sont aussi plus fréquentes. L’hypertrophie bénigne de la prostate est très répandue chez le mâle âgé. Les kystes ovariens apparaissent lors de déséquilibre hormonal. Des kystes se développent aussi sur la prostate.

 

LES SIGNAUX D’ALARME

 

Les examens complémentaires

• Anomalies physiques (déformations, prolapsus...)
• Ecoulements sanguins
• Infertilité
• Modification des cycles
• Pathologie de la gestation
• Lactation persistante
• Troubles de la miction et constipation
• Troubles cutanés
• Altération de l’état général (fièvre, polyuro-polydipsie, amaigrissement, anorexie...)

 

LES MALADIES DU SYSTEME NERVEUX

 

Le système nerveux est intimement lié à toutes les fonctions de l’organisme et à la capacité de l’individu à s’adapter en permanence à son environnement. Cette structure d’une extrême complexité, coordonnant avec une finesse incroyable toute la machinerie du corps, est d’une étonnante fragilité. Consacrée aux maladies du système nerveux, la neurologie doit beaucoup aux progrès de l’imagerie médicale.

Le système nerveux, protégé mais fragile

Enfermé dans une structure osseuse, entouré par les enveloppes méningées et baignant dans le liquide céphalo-rachidien, le cerveau est relativement à l’abri des agressions extérieures. Cette protection peut s’avérer gênante. En cas de lésion expansive, le système nerveux central se trouve rapidement comprimé dans son compartiment osseux. Ainsi, l’hypertension intra-crânienne est une complication redoutable des lésions de l’encéphale. L’Écrasement du tronc cérébral provoque la mort.

Les neurones, cellules très spécialisées, ne peuvent être remplacés lorsqu’ils sont détruits. Une régénération des axones lésés est possible, sous certaines conditions, pour les neurones du système nerveux périphérique, mais ne l’est pas dans le système nerveux central.

Ces structures actives sont très exigeantes en oxygène et substrats nutritifs (glucose). L’interruption de la circulation cérébrale a de graves répercussions sur le fonctionnement du cerveau.

Les lésions du système nerveux provoquent des phénomènes d’aggravation spontanée. Les œdèmes sont particulièrement marqués dans le tissu cérébral qui baigne dans un environnement liquidien avec un drainage limité.

L’interruption du flux sanguin et la libération de différentes substances de l’inflammation créent des lésions secondaires parfois distantes du traumatisme initial. La lésion s’étend de proche en proche et s’aggrave. Le traitement d’urgence des traumatismes du système nerveux central tente précisément d’interrompre ce processus.

 

Les maladies du système nerveux

 

Les signes cliniques

La plupart des symptômes de maladies nerveuses soulignent l’altération des grandes fonctions: motricité, conscience, tonus musculaire.

Les déficits fonctionnels - paralysie ou mouvements simplement entravés (parésie) - sont les plus fréquents. Une origine neurologique doit toujours être évoquée face à une boiterie ou une faiblesse musculaire.

Dans certains cas, les symptômes procèdent d’une excitation nerveuse anormale, comme dans les crises convulsives consécutives à une perturbation de l’activité électrique cérébrale. L’épilepsie est la cause la plus commune, mais des symptômes identiques accompagnent des perturbations métaboliques ou des maladies de l’encéphale.

 

Les principales maladies

Le système nerveux peut être le siège de processus lésionnels de toutes natures. Leur importance est variable et dépend de Page de l’animal. Des troubles nerveux chez un jeune chien évoquent d’abord une origine congénitale, infectieuse ou traumatique. Chez un animal âgé, il faut penser à une tumeur ou à une maladie dégénérative ou vasculaire.

La pathologie médullaire est dominée par les causes traumatiques, en particulier par la hernie discale. Mais on rencontre assez communément des maladies infectieuses ou traumatiques.

Les nerfs périphériques, particulièrement exposés aux traumatismes, sont souvent touchés lors de lésions osseuses.

Ils peuvent également être victimes des mêmes agents viraux, bactériens ou parasitaires et (les méfies mécanismes immuno-pathologique que le système nerveux central. Ces inflammations, névrites et polynévrites (plusieurs nerfs touchés), ne sont pas rares.

 

 

LES SIGNAUX D’ALARME

 

• Boiterie
• Déformation tuméfaction, œdèmes, amyotrophie, déviation angulaire des membres…

• Anomalie de posture
• Douleur
• Paralysie, parésie
• Faiblesse musculaire
• Convulsions
• Pertes d’équilibre
• Cécité
• Troubles du comportement
• Altération de L’état de conscience
• Mouvements anormaux : pousser mur, marcher en cercle
• Tremblements musculaires
• Incontinence, régurgitation
• Anomalies du port de tète, de la position des membres, de la symétrie du corps et de la face

 

LES MALADIES DE L’OEIL

 

L’œil est avant tout une structure optique remarquable dont te fonctionnement rappelle celui d’une caméra. Il est en Partie une « excroissance n du système nerveux, et ta perte de vision peut avoir une origine purement neurologique. Certaines maladies oculaires sont l’indicateur d’une maladie organique. L’œil ne livre pas ses secrets facilement…  L’Ophtalmologie est une discipline exigeante au service d’un organe d’une singulière complexité.

 

De quoi s’agit-il ?

Les maladies les plus communes sont les traumatismes et les infections. Les anomalies oculaires héréditaires et congénitales sont particulièrement nombreuses et certaines tares font l’objet d’un dépistage obligatoire. L animal âgé est parfois sujet aux maladies dégénératives. Certaines lésions nerveuses entraînent des modifications oculaires, et l’œil peut être le témoin de maladies générales.

 

Le Saviez-vous ?

La cornée rassemble 5 couches d’épaisseur variable. Le stroma, assemblage de fibres de collagènes, est protégé par une couche cellulaire externe, l’épithélium, et baigne dans une substance fondamentale déshydratée grâce à l’endothélium. Quand, à la moindre lésion, l’eau y pénètre, la cornée perd sa transparence. Les liquides qui baignent l’œil maintiennent une pression intra-oculaire constante. Tout obstacle à leur circulation entraîne des surpressions très dangereuses (glaucomes), beaucoup plus graves chez le chien que chez l’homme. Le chien, comme la plupart des espèces animales, est doté d’une « troisième paupière », la membrane nictitante, repli cartilagineux recouvert d’une muqueuse. Situé à l’angle interne de l’œil, seul le bord libre de cet élément est normalement visible.

Les examens complémentaires

Le test de Shirmer est destiné à apprécier la production lacrymale. La fluorescéine (colorant) révèle les ulcères cornéens.

Le tonornétre, appliqué sur la cornée préalablement insensibilisée par un anesthésique local, mesure la pression intra-oculaire.

La lampe à fente ou biomicroscope permet une étude plus fine des lésions du cristallin, du vitré et de la cornée. La gonioscopie consiste, à l’aide d’une lentille spéciale, à examiner l’angle entre l’iris et la cornée. L’électrorétinographe, particulièrement utile dans le bilan pré-opératoire d’une cataracte, apporte des renseignements sur le fonctionnement rétinien, L’ophtalmoscope indirect donne fa vision d’une plus large partie de la rétine grâce à une lentille interposée entre l’observateur et l’œil du chien. L’échographie oculaire permet de préciser les lésions lorsque l’opacité des milieux oculaires entrave l’examen ophtalmoscopique.

 

Attention A l’utilisation des collyres

Attention à l’automédication : les collyres contiennent des principes actifs très différents des anti-inflammatoires pour traiter une conjonctivite ou une uvéite sont totalement contre-indiqués lors d’ulcère cornéen. Et dans le cas de signes cliniques très proches, toute confusion aura des conséquences désastreuses (perforation de l’ulcère).

 

LES SIGNAUX D’ALARME

 

• œil rouge
• œil sale
• œil qui pleure
• œil douloureux (fermé)
• Perte de transparence
• Cécité
• Blessures oculaires
• Lésions des paupières

 

LES MALADIES DE L’OREILLE

 

L’oreille intervient dans l’audition, bien sûr mais aussi dans l’équilibration. Chez le chien, la principale maladie de l’oreille est l’otite externe. Les otites moyennes et internes s’expriment par des pertes d’équilibre. Une symptomatologie qu’on ne rattache pas spontanément à une maladie des oreilles.

 

De La physiologie à la pathologie

L’oreille externe :

Le conduit auditif externe est assez profond et coudé en son milieu. Il est riche en glandes cutanées qui produisent des sécrétions abondantes. Sa conformation entraîne un mauvais drainage, et l’absence d’aération favorise les macérations.

L’oreille interne :

Le vestibule de l’oreille interne, associé à l’équilibration, assure la transmission des informations concernant les mouvements et l’inclinaison de la tête. L’appareil vestibulaire est alors en mesure de rétablir ou de maintenir la position du corps pour éviter les chutes, Mais d’autres capteurs corporels et structures nerveuses participent à l’équilibration, et les troubles de l’équilibre peuvent avoir diverses origines.

• Des surdités aux origines différentes :

Les surdités de transmission, le plus souvent acquises, traduisent une atteinte de l’oreille externe ou moyenne. Les surdités de perception ou sensori-neuronales, souvent congénitales et même héréditaires, proviennent d’une atteinte de la cochlée ou du système nerveux auditif (nerf auditif, et voies auditives cérébrales).

 

Les maladies de l’oreille

Les maladies inflammatoires dominent. L’otite externe, relativement fréquente, se définit comme une inflammation du conduit auditif externe. Même si un support infectieux est souvent mis en cause, des facteurs prédisposants puis des facteurs d’entretien lui sont souvent associés. Cette maladie, qui devient fréquemment chronique, est sujette aux récidives.

L’otite moyenne, beaucoup plus rare, fait suite à des épisodes récurrents d’otite externe. La membrane tympanique se rompant, les germes et débris envahissent aisément l’oreille moyenne. Les infections ascendantes par la trompe d’Eustache qui sont banales chez l’homme après une infection rhino-pharyngée ne sont pas courantes chez le chien. L’otite interne résulte d’une contamination à partir d’une otite moyenne.

Le pavillon auriculaire peut être le siège de lésions dermatologiques. Cette localisation est le site privilégié de certaines affections cutanées comme l’atopie, la gale sarcoptique, le lupus érythémateux disséminé. De volumineux hématomes se forment parfois après un traumatisme auto-infligé en association avec une douleur ou une démangeaison auriculaire.

LES MALADIES DE L’APPAREIL LOCOMOTEUR

 

L’appareil locomoteur est impliqué dans la motricité comme dans le maintien de la posture. Cette mécanique subtile tait intervenir Le squelette osseux, la musculature squelettique et ses tendons, les articulations et le système nerveux. Toute la complexité des maladies de l’appareil locomoteur réside dans cette multiplicité fonctionnelle. Reconnaître l’origine orthopédique, neurologique ou musculaire des symptômes observés est la première des difficultés.

 

L’organisation de l’appareil locomoteur est globalement la même dans toutes les espèces même si la biomécanique est adaptée aux particularités de la quadrupédie. Les os longs sont réunis par des articulations mobiles activées par la musculature volontaire. L’activation et la coordination du mouvement sont commandées par le système nerveux. Ce sont les muscles qui jouent le rôle de leviers osseux.

 

De quoi s’agit-il ?

 

Le premier distinguo s’opère entre les affections traumatiques de type fracture, rupture, luxation, entorse et les maladies acquises, dont l’origine est très variée.

La croissance est une phase sensible du développement du système osseux et les troubles de la croissance représentent une large part des maladies de l’appareil locomoteur. La génétique joue ici une place prépondérante même si on ne peut nier l’influence de l’environnement et en particulier de l’alimentation. Les ostéopathies nutritionnelles sont les conséquences d’une alimentation inadaptée dans les grandes races avec un fort potentiel de croissance et des exigences nutritionnelles très strictes.

Le vieillissement épargne l’os (pas d’ostéoporose sénile) mais pas les structures articulaires qui expriment des lésions dégénératives avec l’âge. L’arthrose en est un exemple.

La pathologie inflammatoire est aussi largement représentée et à différents niveaux de l’appareil locomoteur. Les myosites, arthrites ou névrites ont une origine infectieuse ou immunologique. Les lésions sont isolées ou généralisées (le préfixe « poly » est alors employé, comme dans « polyarthrites »). L’os, peu vascularisé, est relativement épargné, sauf en cas de traumatisme (fracture ouverte par exemple). Ces affections peuvent évoluer en association avec une maladie générale.

Les lésions tumorales intéressent principalement l’os, même si les autres structures peuvent être atteintes. Parmi les maladies tumorales, l’ostéosarcome est une tumeur redoutable, terriblement évolutive.

 

 

ZOOM SUR ….. LES PRINCIPALES AFFECTIONS ARTICULAIRES

 

L’arthrose est une lésion dégénérative des articulations. L’arthrose primaire est liée ou vieillissement l’arthrose secondaire survient sur une articulation malade et soumise à des contraintes mécaniques particulières. L’arthrose accompagne l’évolution des arthropathies congénitales comme la dysplasie de la hanche ou les ostéochondroses. Les lésions portent sur le cartilage articulaire avec une érosion puis une prolifération osseuse de l’os sous-chondral (formation d’ostéophytes). L’obésité contribue à l’installation de l’arthrose car elle aggrave les contraintes mécaniques. Le terme d’arthrite s’applique aux maladies articulaires de nature inflammatoire et regroupe les arthrites infectieuses et immunitaires. L’arthrite peut être imputable à un germe directement dans l’articulation (arthrite septique). L’agent microbien peut aussi à distance susciter une réaction immunitaire qui atteindra secondairement l’articulation ou plutôt les articulations puisque généralement l’atteinte est pluri-articulaire (polyarthrite). L’arthrite se rencontre également lors de maladies parasitaires ou bactériennes particulières (leishmaniose, borréliose de Lyme, brucellose...). Les maladies auto- immunes peuvent s’accompagner d’une expression articulaire c’est le cas du lupus érythémateux disséminé. Les polyarthrites rhumatoïdes fréquentes chez l’homme sont rarissimes chez le chien. Enfin la goutte, qui correspond à un dépôt d’acide urique sous forme de microcristaux, n’est décrite que chez le Dalmatien en raison d’un métabolisme particulier des urates.

 

LES SIGNAUX D’ALARME

 

• Boiterie
• Anomalie de posture
• Faiblesse musculaire
• Déformation tuméfaction, œdèmes, amyotrophie, déviation angulaire des membres
• Paralysie, parésie
• Oreille congestionnée

 

LES MALADIES DE L’APPAREIL DIGESTIF

 

L’appareil digestif a pour fonction de transformer les aliments en nutriments et de les faire passer dans la circulation sanguine grâce à des processus mécaniques et chimiques (sécrétions digestives). Le tube digestif n’est pas isolé du milieu extérieur mais continuellement exposé à ses agressions.

De quoi s’agit-il ?

Les maladies dentaires occupent une place prééminente. Les maladies des autres structures de la gueule ont essentiellement d’ordre inflammatoire ou mécanique. La pathologie tumorale comprend un large ventail de tumeurs bénignes et malignes.


L’œsophage peut subir de modifications du diamètre, une dilatation localisée (jabot) ou généralisée (megaoesophage) ou au contraire un rétrécissement (sténose). Les sténoses sont des lésions cicatricielles des inflammations œsophagiennes comme on peut en observer lors de reflux gastriques chroniques. Un corps étranger peut se bloquer dans l’œsophage, et l’endoscopie s’avère très unie pour le retirer ou le pousser dans l’estomac.

 

Les maladies de l’estomac ont souvent une composante inflammatoire d’origine difficile à déterminer. On distingue les gastrites aiguës, généralement banales, des gastrites chroniques. Les maladies de l’estomac peuvent avoir une origine extérieure à l’appareil digestif et se traduire par des vomissements, Les troubles de la motricité s’illustrent par le syndrome de rétention gastrique et surtout par le syndrome dilatation-torsion de l’estomac qui frappe les grandes races. La maladie ulcéreuse, longtemps considérée comme anecdotique chez le chien, a pu être attestée grâce aux progrès de l’endoscopie, mais l’ulcère gastrique est le plus souvent secondaire à une maladie digestive ou générale.

 

L’intestin peut subir l’agression d’agents pathogènes, bactériens, viraux ou parasitaires, pour la plupart contagieux en collectivité, les diarrhées infectieuses sont redoutées. L’ingestion de corps étrangers entraîne souvent une occlusion aux répercussions graves. Les facteurs alimentaires sont fortement impliqués dans la pathologie gastro-intestinale. Les surcharges et les intolérances alimentaires sont à l’origine de troubles digestifs aigus. Les allergies alimentaires pourraient participer à des degrés divers à la genèse des inflammations intestinales.

Les maladies chroniques restent essentiellement de nature inflammatoire. Les tumeurs intestinales ne sont pas rares majoritairement malignes au niveau du grêle, elles se révèlent bénignes dans les portions les plus distales. Certains troubles digestifs évoluent sans signe lésionnel et restent purement fonctionnels. Le stress pourrait jouer un rôle déterminant dans leur apparition.

Des prédispositions raciales plus ou moins nettes sont notifiées dans bon nombre d’affections gastro-intestinales. Les maladies congénitales sont relativement peu fréquentes.

 

Le foie, situé au carrefour du tube digestif et de l’organisme, est particulièrement exposé aux atteintes infectieuses et toxiques. Le terme d’hépatite est réservé aux atteintes inflammatoires, mais les maladies hépatiques peuvent être de toute autre nature. Lors d’une atteinte du foie, le retentissement Fonctionnel est variable, car outre ses capacités de régénération, cet organe dispose d’une importante capacité de réserve. L’insuffisance hépatique qui signe la défaillance de ses fonctions n’apparaît que lorsqu’il est partiellement atteint. L’expression clinique peut être retardée, la maladie étant alors déjà très avancée.

Les lésions hépatiques d’ordre vasculaire sont essentiellement congénitales, comme le shunt porto-systémique. Une communication anormale entre les vaisseaux en provenance du tube digestif et la circulation systémique se développe et contourne le foie qui ne joue plus son rôle de détoxification les déchets se retrouvent dans la circulation générale provoquant une intoxication.

Le Foie est un site privilégié d’implantation de métastases de diverses tumeurs malignes. La cirrhose hépatique existe chez le chien et constitue le terme évolutif de nombreuses atteintes hépatiques, conduisant à une incapacité Fonctionnelle majeure. L’insuffisance hépatique est une réalité clinique préoccupante, heureusement rare. La « crise de foie », qui désigne abusivement les embarras digestifs minimes, n’a en réalité rien à voir avec le foie.

 

Le pancréas exocrine peut être victime d’une inflammation qui détermine une pancréatite, aigué ou chronique, ou présenter une insuffisance de sécrétion. L’insuffisance pancréatique exocrine est une maladie du jeune chien avec une prédisposition raciale nette du Berger allemand. Les pancréatites aiguës sont des affections redoutables entrainant généralement une dégradation dramatique de l’état général. La cause n’en est pas parfaitement connue mais des facteurs de risque existent comme un repas excessivement gras, l’obésité ou l’hyperlipidémie. Les pancréatites chroniques, rares chez le chien et de diagnostic difficile, sont d’expression plus discrète.

 

LES SIGNAUX D’ALARMES

 

Cavité buccale
• Halitose (mauvaise haleine)
• Salivation
• Douleur et difficulté à la préhension
de nourriture
• Déformations
• Asymétrie de la face

 

Œsophage
• Régurgitations de nourriture ou
de salive collante
• Salivation
• Refus de s’alimenter (anorexie)
• Halitose
• Toux  

 

Estomac
• Vomissements
• Douteur
• Dilatation
• Pica (ingestion de divers matériaux non alimentaires)

 

Foie

• Muqueuses jaunes (ictère)

• Epanchement dans l’abdomen (ascite)

• Troubles nerveux

• Troubles digestifs (vomissements, diarrhées)

 

Intestin grêle
• Diarrhée liquide, selles grasses, aigrelettes
• Abattement
• Vomissements
• Amaigrissement
• Appétit et soif augmentés
• Selles noirâtres (présence de sang digéré)

 

Gros intestin
• Diarrhée pâteuse et muqueuse,
selles putrides
• Constipation
• Présence de sang et d’éléments non digérés

 

Zone ano-rectale
• Douleur à la défécation
• Ecoulements
• Léchage
• Signe « du traîneau » (le chien frotte son anus par terre)




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